
L'école de la Voie
Vous lisez les carnets de la Voie, la newsletter qui vous partage chaque semaine, 3 idées qui éclairent et 3 exercices qui transforment pour passer du chaos professionnel à un projet rentable qui vous ressemble.
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Vous trouverez ici un résumé audio. Attention, ce sont des voix générer par IA. C'est un test que je fais si vous préférez l'audio à la lecture
Temps de lecture : 10 à 15 minutes
Bonjour à toutes et à tous 👋
Bienvenue dans l'épisode #56 des carnets de la Voie.
Que vous soyez là depuis le début ou que ce soit votre premier cours, merci de votre confiance 🙏
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J’ai grandi en étant persuadé qu’on était pauvre.
Par exemple, en CM1, je voulais une paire de Nike, pour faire comme les copains et ma mère me disait que c’était trop cher, qu’on avait pas de sous, alors que les parents de mes copains, eux, en avait.
À 8 ans, j’étais en incapacité totale de remettre en question la parole de ma mère. Si bien qu’un jour, j’ai fait une bêtise que je vous raconterai dans la partie 2 de cet épisode.
Voilà ma rencontre avec l’argent : je n’en avais pas.
En tout cas, c’est ce que je croyais (dans les faits, on ne manquait de rien à la maison).
Sauf que cette croyance à l’égard de la thune a engendré un mauvais rapport à l’argent, témoignant une certaine insécurité.
Et vous ? Vous êtes vous déjà interrogé sur votre propre rapport à l’argent ?
Parce que, que vous le vouliez ou non, vous en avez un.
Ce qui est assez cocasse quand on y pense.
Comment, un simple numéro sur notre compte, un bout de papier, parfois froissé ou encore une pièce de métal, puisse avoir tant d’effet sur notre humaine condition ?
Quitte à déclencher chez les moins fréquentable d’entre-nous les instincts les plus primaites pouvant aller jusqu’au meutre de nos sembables.
Tout ça pour de l’argent.
Alors qu’au fond, ce n’est qu’un outil.
C’est le rapport que vous entretenez avec l’outil qui est problématique.
Or, si vous êtes salarié et que vous voulez vous reconvertir pour entreprendre, vous y serez confronté.
C’est peut-être déjà le cas. Votre salaire n’est peut-être pas à la hauteur de la valeur que vous fournissez au travail.
Vos fins de mois sont sans doute difficile, parce que tout augmente, sauf les salaires…
Et si vous êtes déjà en construction de votre projet entrepreneurial, à un moment, il s’agira de fixer vos prix et de proposer vos produits et/ou vos services.
Donc de recevoir de l’argent.
Cela peut-être (très) déstabilisant. Mais nous en reparlerons en partie 3 de ce nouvel épisode des carnets de la voie.
Bref, vous l’aurez compris, aujourd’hui nous allons parler d’argent.
Au programme :
Une invention bien pratique
La money attitude
Cultiver un rapport sain à l’argent
Conclusion : l'argent n'est pas le problème
Dès que vous serez près, vous pouvez :

Imaginez que vous deviez faire vos courses sur les marchés de Mésopotamie il y a des milliers d’années.
Pour acheter vos victuailles, vous deviez les échanger contre des bœufs, du sel, une hache et d’autres objets servant de monnaie d’échange.
Oui, de la monnaie, mais pas au sens contemporain. Au sens d’un échange que l’on jugeait plus ou moins équitable.
Par exemple, chez les peuples BIDULE, un kilo de blé pouvait valoir une chèvre, mais chez le peuple MACHIN, ce n’était pas valable. En bref, chaque communauté avait son étalon, ses règles, ses usages.
Si bien qu’avec l’expansion de la population, les échanges devenant de plus en plus fréquents, un problème logistique apparut.
Eh oui, comment commercer simplement avec quelqu’un qui ne partage ni vos étalons, ni vos règles, ni vos usages ?
Il fallait trouver quelque chose qui mette le plus de monde d’accord.
C’est vers le milieu du VIIᵉ siècle avant J.-C., en Lydie (actuelle Turquie), que l’on voit apparaître les premières pièces de métal frappées, généralement en électrum, un alliage naturel d’or et d’argent.
Ces pièces ont un poids stable, une forme reconnaissable et surtout un signe garantissant leur valeur.
Les historiens attribuent cette innovation aux rois lydiens de l’époque, souvent à Alyatte, parfois à son successeur Crésus.
(Le même que dans l'expression "Riche comme Crésus")
Peu importe, au fond, le nom exact du roi.
Ce qui compte, c’est l’idée.
La population trouve cela extrêmement pratique.
Avec ces pièces, elle peut désormais acheter à peu près tout ce qui est disponible à la vente, sans devoir transporter une chèvre vivante, 53 grammes de sel et une poignée de coquillages.
Au fur et à mesure du temps, cette monnaie métallique gagne du terrain jusqu’à se complexifier chez les Grecs puis dans la Rome antique. Au lieu d’une même pièce de monnaie, il y a plusieurs hiérarchies.
Je ne vais pas m’étendre sur l’histoire de la monnaie même si c’est extrêmement intéressant, parce que ce qu’il faut retenir, c’est cette idée : la monnaie est d’abord une invention.
Une solution à un problème très concret : comment se procurer ce dont on a besoin de la manière la plus simple possible ?
Sans devoir transporter une ménagerie entière ou un inventaire improbable.
Réponse : une monnaie métallique. Puis, bien plus tard, une monnaie de papier, apparue en Chine autour du XIᵉ siècle.
Or, si l’argent n’est qu’un moyen en vue d’une fin, comme le marteau pour planter un clou, comment expliquer toute la symbolique, la charge émotionnelle et les représentations que vous lui attribuez aujourd’hui ?
En pratique :
Prenez une feuille (ou vos notes).
Répondez honnêtement à ces questions :
1°) Quand vous entendez le mot argent, quelle est la première émotion qui apparaît ?
(peur, gêne, envie, colère, indifférence, excitation…)
2°) Complétez cette phrase sans réfléchir trop longtemps :
« L’argent, pour moi, c’est surtout… »

Je vous ai dit en introduction qu’enfant, mon rapport à l’argent m’avait fait faire une bêtise. Dans l’idée, ce n’est pas tant la bêtise qui compte que sa symbolique.
C’était un samedi après-midi, mes parents étant sortis faire les boutiques, je passais l’après-midi chez ma tante Odette et mon oncle Claude.
(En vérité, je passais tous mes samedis après-midi là-bas, à jouer au Playmobil et regarder des dessins animés).
Vers 18h, mes parents viennent me chercher et passent un moment à discuter avec ma tante et mon oncle. Pendant ce temps, je m’éclipse dans la cuisine, dérobe le porte-monnaie de tante Odette et celui de ma mère et commence un véritable transfert de fonds.
J’ai mis tous les sous de ma tante dans le porte monnaie de ma mère. Je ris et j’ai honte en même temps à noter cette anecdote.
Vous rendez-vous compte de ce que cela dit de mon rapport à l’argent ? Bien sûr, aujourd’hui, il est totalement transformé (merci mon coach et ma psy).
C’est ainsi que je compris que j’étais un écureuil. Avant d’appeler l’asile pour me faire enfermer, laissez-moi vous expliquer.
L’économiste Peter Kœnig parle de Money Attitude : votre propre relation à l’argent.
Et il a repéré 3 grandes tendances : l’écureil, le repousseur et les montagnes russes.
Ce ne sont pas des cases définies dans lesquelles vous mettre et dont vous êtes prisonnier. Simplement une grille de lecture.
L’écureuil amasse de l’argent. Il associe l’argent à de la sécurité, de la liberté, le bonheur.
Cette tendance peut se retourner contre vous lorsqu’elle comble un sentiment d’insécurité intérieure que l’argent ne comblera jamais.
(Je connais des personnes qui génèrent des millions avec leur entreprise, qui ne se sentent toujours pas en sécurité).
Le repousseur fait en sorte que l’argent n’arrive pas à lui.
Il a des projections négatives sur l’argent qu’il associe au stress, à l’angoisse, aux conflits, etc.
Dès lors, il refuse sa part d’héritage, est moins bien payé que ses collègues, manque de rigueur dans sa facturation, sous-évalue son propre travail.
Beaucoup de salariés échouent leur reconversion dans l’entrepreneuriat à cause de cette mauvaise relation à l’argent.
Eh oui, comme accepter de recevoir de l’argent si on l’associe à du négatif ?
Enfin, les montagnes russes caractérisent une alternance entre les 2 profils précédents.
Vous vous situez dans cette catégorie si vous effectuez des dépenses inconsidérées, que vous vous êtes déjà fait arnaquer ou avez prêté de l’argent à des personnes peu dignes de confiance.
À la lumière des travaux de Peter Kœnig et de la psychologie de l’argent, vous comprenez que l’argent titille surtout la relation que vous avez avec vous-même, suite à votre propre parcours familial.
Si vous avez un rapport sain à l’argent, déjà bravo, mais si vous me lisez, je suis sûr que vous n’arrivez pas pour autant à concevoir l’argent comme un outil.
Et si vous êtes dans votre projet de reconversion pour entreprendre, vous avez sûrement un plafond de verre.
Par chance, il est possible de transformer son rapport à l’argent.
En pratique :
Lisez les trois profils évoqués dans l’épisode (écureuil, repousseur, montagnes russes).
Puis répondez :
1°) Lequel vous ressemble le plus aujourd’hui ?
2°) Lequel vous a déjà ressemblé dans le passé ?
3°) Dans quelles situations votre rapport à l’argent devient-il irrationnel ?
Enfin, terminez par cette phrase :
« Mon rapport à l’argent a surtout été façonné par… »

Le plus challengeant pour mes clients, c’est quand on transforme leur idée de reconversion en un projet rentable. Parce qu’il faut alors qu’ils fixent leur prix.
Et là, c’est la panique à bord.
C’est normal, parce que ça dit quelque chose sur leur rapport à eux-mêmes.
Très souvent, ils se réfèrent au SMIC et au taux horaire.
(C’est ce que j’ai fait à mes débuts).
Mais les peurs arrivent : peur d’arnaquer, de demander trop, d’être jugé…
Certains se sous-évaluent et bradent leur tarif, alors qu’ils apportent tellement de valeur.
(Je pense à cette cliente qui arrivait à aider les femmes souffrant de TCA, c’est pas rien n’empêche !).
Je leur rappelle, et me le rappelle par la même occasion, que l’argent n’est rien d’autre qu’un moyen d’échange entre deux personnes qui trouvent l’échange équitable.
C’est tout.
Un client ne vous paie pas parce que vous êtes gentil et que vous avez une belle coupe de cheveux.
Il dit implicitement : "ce que tu me proposes aux prix que tu me proposes vaut ce prix-là pour moi”.
Tout bascule au moment de leur première vente.
Ils m’en parlent tous parce que c’est la preuve tangible et irréfutable que ce qui n’était qu’une idée chimérique devient réel.
Alors on a mis en place ce que j’appelle “la danse de la thune”, pour démystifier l’argent.
Au fur et à mesure leur esprit s’habitue et leur rapport à l’argent se pacifie. C’est pour ça que La Voie dure 6 mois, pour laisser le temps d’implémenter l’idée, la mise en place du projet et sa concrétisation.
Et surtout, je veux que mes clients deviennent indépendants financièrement. Pas riche à million, parce que je ne sais pas encore comment faire, mais ne plus hésiter.
La vie est trop courte pour hésiter entre un ciné et un resto.
Si vous voulez vous reconvertir pour entreprendre, interroger votre rapport à l’argent n’est pas optionnel.
Beaucoup de reconversions échouent moins par manque de compétences que par un rapport à l’argent jamais questionné.
Dans La Voie, je vous aide à trouver une idée et à la transformer en projet viable.
Mais je vous aide aussi à faire ce travail intérieur.
Parce que l’argent n’est qu’un outil.
Et comme tous les outils, ce n’est pas lui le problème.
C’est la manière dont on s’en sert.
En pratique :
Imaginez que vous proposez un service ou un produit.
Une personne l’achète sans négocier, sans hésiter, et vous remercie.
- Qu’est-ce que cette personne a reçu de concret grâce à vous ?
- Qu’est-ce que vous avez donné dans cet échange ?
Complétez cette phrase : « Recevoir de l’argent dans cet échange serait juste parce que… »

Cet épisode pourrait se résumer ainsi : le problème n’a jamais été l’argent.
Alors même qu’il a été responsable de bien des malheurs, de meurtres, de guerres, de discordes, de déchirements familiaux, de massacres, d’anéantissement de populations et d’autres cultures.
Mais plus j’y pense, plus je me dis que l’humanité aurait trouvé un autre prétexte pour foutre la m*rde.
Dans votre cas à vous, qui, j’en suis convaincu, n’êtes pas mal intentionné, vous vous racontez des histoires sur l’argent.
Il dit quelque chose de vous.
Sur vous.
Or, si vous voulez vous reconvertir pour entreprendre, vous ne pourrez pas éviter l’argent.
Ne serait-ce que d’être capable de le recevoir et d’en faire un bon usage.
La vie est trop courte pour se lever le matin la boule au ventre à l’idée d’aller bosser dans un boulot qui ne vous plaît pas.
Vous avez quelque chose à offrir au monde.
Et ce quelque chose peut se packager dans une offre.
Cette offre peut se proposer à des personnes qui en ont besoin
Et ça, ça a un prix.
À vous de décider lequel.

Vous venez de lire les carnets de la Voie, la newsletter qui vous partage chaque semaine, 3 idées qui éclairent et 3 exercices qui transforment pour passer du chaos professionnel à un projet rentable qui vous ressemble.
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